Le Community Evangelist : un Community Manager 3.0 ?
Le « Community Manager » commence à être sérieusement concurrencé outre-atlantique par le « Community Evangelist ». Le titre de « Social Media Manager » est lui aussi souvent remplacé par celui de « Social Media Evangelist ». Alors simple changement de terminologie ou évolution profonde d’un métier ? Le « Community Evangelist » est-il un « Community Manager 3.0″ ou un nouveau poste clé dans l’organnigramme de la communication sur les médias sociaux ?
Le Community Manager 3.0
Si le Community Evangelist est un Community Manager 3.0, c’est peut-être pour recentrer, à travers une nouvelle terminologie, quelques fondamentaux de sa mission :
évangélisateur (synonyme de) | gestionnaire (synonyme de)
activité | passivité
transmission | opérationnel
exogène | endogène
conversion | administration
engagement | contrôle
Le Community Evangelist, un nouveau venu dans l’organigramme communautaire
Depuis ce point de vue, le gestionnaire de communauté est un rôle que chaque poste clé de l’entreprise occupe à temps partiel et pour qui le Community Evangelist est un guide. Les « gestionnaires » peuvent être passifs et répondre uniquement aux sollicitations qu’eux seuls sont en mesure de satisfaire (du fait de leur position dans l’entreprise). Le Community Evangélist lui, en plus de son soutient aux « gestionnaires » internes, est tourné vers l’extérieur de l’entreprise dans une posture entièrement « pro-active ».
Ici, l’évangéliste communautaire est peut-être le messie qui vient porter secours au gestionnaire de communauté. Pour le Community Manager à qui l’on demande d’être à la fois omniprésent et qualitatif, efficace et disponible, créatif mais aussi orienté « résultats », visionnaire mais pas au point de perdre son pragmatisme, le Community Evangelist apparait pour faire de chaque représentant de l’entreprise un porte-parole de la marque. Sûrement un avant goût de paradis plutôt qu’une damnation pour un CM souvent devenu le « couteau suisse » des médias sociaux dans le monde de l’entreprise.
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Le community Manager deviendrait alors un simple executant ?
Ça n’est pas ce que j’ai voulu écrire. L’idée est surtout que le Community Management, dans l’absolu, peut-être appréhendé par n’importe le(s)quel(s) des employés de la marque. D’une certaine manière, le CM actuel s’orienterait davantage vers un rôle de Community Evangelist dont la mission serait notamment d’accompagner certains acteurs de la marque dans un rôle de CM. Chacun d’eux ayant un périmètre d’intervention clairement défini. Ce qui est intéressant (de mon point de vue), c’est ce retour à l’idée essentielle d’apporter aux autres les moyens d’animer une communauté plutôt que de chercher à la « gérer » de manière individuelle.